et de réflexion en quête de la « photo du siècle »
Ça y est, vous venez de régler le solde du voyage de votre vie à l’autre bout du monde. Départ dans un mois. Félicitations !
Avant de vous rendre à l’aéroport, il reste encore beaucoup de choses à régler : les visas, les vaccins, la valise et son contenu, la garde du chat… Accessoirement, on pense également (ou pas) aux photos que l’on rapportera de notre formidable odyssée… S’il existe un seul point commun entre 99% des personnes (il y a toujours des gens bizarres sur cette Terre) qui, comme Ulysse, partent faire un beau voyage, c’est le désir de rapporter de belles photos comme celles que l’on peut découvrir au détour d’une page de publicité ou d’un article des magazines Géo ou National Geographic. On espère même secrètement faire la « photo du siècle », celle qui rendra jaloux les collègues de boulot ou la famille. On s’imagine déjà jouer le blasé pétri de modestie face à notre production, mais au fond de soi on reste quand même fier de notre production.
Simple affaire d’amour propre, voire d’égo.
A partir de là, il y a ceux (les plus nombreux) pour qui prendre des photos se résume à appuyer sur un bouton et il y a les autres qui anticipent un peu plus cet aspect du voyage… Sans prétention aucune, ces pages (un lien se cache derrière chaque mot en rouge) ont pour but de susciter votre réflexion sur la notion de photographie en voyage (mais un voyage, ça peut commencer à la porte de chez soi – voir la section développant ce sujet) tout en tentant de vous faire prendre conscience des gestes vertueux à adopter et des quelques écueils simples à éviter. L’idée n’est pas de faire de vous un photographe professionnel (ce que je suis loin d’être moi-même d’ailleurs) mais de poser quelques jalons qui vous permettront d’éviter certaines erreurs dites « de débutant » ou des (grosses) déceptions une fois de retour à la maison (du vécu). La plupart des conseils que vous pourrez trouver ci-dessous sont issus de mon expérience personnelle (parfois douloureuse) de la photographie depuis maintenant une trentaine d’années et relève, le plus souvent, du bon sens. A vous de vous approprier (si vous le souhaitez évidemment) ces trucs et astuces, de les adapter, de les modifier, de les améliorer et surtout de les partager car la photo, au-delà de la simple image, c’est aussi le partage d’une émotion, d’une ambiance, voire d’une aventure. N’hésitez pas à ma faire part de vos réflexions et/ou questions en me contactant via le bouton violet que vous trouverez juste un peu plus haut à droite sur cette page.
Au commencement était… l’oeil
Puisque le but premier d’une photo consiste à figer à jamais une réalité, autant s’inspirer de l’organe qui perçoit les images : le capteurs des APN (ndlr : Appareils Photo Numériques) ont, dès le début, été pensés de manière à copier l’œil humain. Les 3 couleurs auxquelles les pixels des capteurs numériques sont sensibles (le rouge, le vert et le bleu) représentent, par exemple, le pendant numérique des 3 catégories de cônes, les cellules de la rétine qui captent la lumière. De la même manière qu’une rétine est une juxtaposition de cellules photosensibles (environ 130 millions d’unités* qui se répartissent en 5 à 7 millions de cônes en position centrale et spécialisés dans la vision détaillée des couleurs et 120 millions de cellules appelées « bâtonnets », plutôt situées à la périphérie et spécialisées dans la visons noir et blanc en faible luminosité), les capteurs numériques sont des alignements réguliers en 2 dimensions de pixels, tous identiques les uns aux autres.
*Malgré ses 130 millions de récepteurs qui captent l’information visuelle, le nerf optique ne compte qu’environ 1 million de fibres. La rétine réalise donc un énorme travail de compression et de traitement des données avant d’envoyer le message au cerveau. On pourrait donc dire que les images qui sont générées au niveau du cerveau seraient plutôt de type JPG que RAW !
Enfin, comme les cellules rétiniennes, les pixels accomplissent le miracle de transformer non pas l’eau en vin, mais la lumière en électricité. L’œil humain possède néanmoins un avantage décisif sur les APN : il est relié à une cerveau humain (mais il faut reconnaitre que pour y parvenir, l’Evolution a pris son temps : les premiers embryons des futurs yeux complexes sont apparus il y a 600 à 700 millions d’années alors que les capteurs numériques n’existent que depuis quelques dizaines d’années). Sur cette page, je tente de développer l’idée selon laquelle un bon photographe possède, en premier lieu, un tandem œil-cerveau aguerri, donc aiguisé. Mais pas de panique, si vous estimez que ce n’est pas (encore) votre cas, cela peut se corriger… du moins partiellement !
Première partie : avant le départ
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous faites des photos en voyage ?
Cette question digne d’une épreuve de philosophie au baccalauréat n’est pourtant pas à éluder car elle peut (doit ?) être posée. Pourquoi cela ? La réponse qu’on pourra y apporter va, y compris et peut-être même surtout inconsciemment, influencer notre comportement durant le voyage : on ne fait pas des photos de la même manière selon que l’on désire simplement alimenter ses réseaux sociaux ou envoyer des « What’sApp » à ses proches, faire imprimer un bel album souvenir ou se lancer dans un post-traitement (noir & blanc, sépia, effets divers…). Avec quel type d’appareil capable d’enregistrer des images (définition volontairement très large !) va-t-on shooter ? Telles sont quelques-unes des questions qui devraient nous traverser l’esprit avant de partir. Ne pas se les poser risque d’entrainer des déceptions au retour (essentiellement en rapport avec ce qu’on aurait aimé faire et le résultat effectivement obtenu, souvent décevant). Il est donc important de définir – à minima – quel(s) but(s) on se fixe.
Avec quel type d’appareil vais-je faire mes photos ?
RAW ou JPG ? Quel format d’enregistrement choisir pour mes images ?
Les formats d’images sont une jungle. Il en existe pléthore (.tiff, .png, .bmp…) mais la plupart des APN n’en proposent que deux : JPG ou RAW. Lequel choisir ? Pourquoi choisir ? Cette page vous guidera dans le dédale des formats d’enregistrement de vos images : un choix pas si anodin qu’il y parait.
La taille du capteur de mon APN a-t-elle de l’importance ?
Issue des normes en vigueur au temps de l’argentique (ndlr : les appareils photo avec des pellicules), le capteur (c’est-à-dire la pièce située au fond du boitier dont le rôle est d’accomplir ce petit miracle qui consiste à transformer la lumière en données numériques) qui présente le meilleur compromis entre la performance et l’encombrement est appelé « plein format ». Cela signifie qu’il a une taille équivalente à celle qu’occupait autrefois une photo argentique sur une pellicule, à savoir 24 x 36 millimètres (environ). Il existe actuellement de très nombreuses tailles de capteurs, la plupart plus petits que le « plein format », quelques uns plus grands. Sur cette page, je vais tenter d’expliquer en quoi la taille du capteur ainsi que celle des pixels, bien plus que le nombre de pixels, est un élément qui influence fortement non seulement la qualité des images obtenues et donc les performances de l’APN, mais aussi le confort que peut s’accorder le photographe lors d’une prise de vue. Autant prévenir tout de suite, il y aura un peu de maths… mais pas trop. Promis !
Comment préparer efficacement mon matériel avant le départ (sans rien oublier) ?
L’improvisation est un terme qui doit être banni du vocabulaire du photographe qui se respecte. Imaginez-vous arriver devant le plus beau paysage du monde et réaliser qu’on a oublié de mettre une carte mémoire dans le logement de son APN ou que, une fois la valise défaite, le chargeur de batterie reste introuvable ? Une sensation d’être seul au monde… Afin de mettre toutes les chances de votre côté pour passer des vacances sereines (du moins du point de vue photographique) et éviter déconvenues et autres invocations du ciel et de ses saints, voici une petite check list à passer en revue avant de prendre la route de l’aéroport (ou, du moins, des vacances) :
- Vérifier que mon APN et ses accessoires sont bien dans le sac (cela peut paraitre du bon sens, et pourtant…) : batteries de rechange (2 batteries au total est un minimum) avec leur chargeur, cartes mémoires (le nombre peut être variable et il dépend de la frénésie du photographe, de la durée de l’expédition et de la taille de chaque image et desdites cartes, mais 2 est, encore une fois, un minimum, juste au cas où l’une tombe en panne…), éventuellement objectifs de rechange, microphone…
Sac de protection renforcé multi-poches
Lecteur de carte SD type clé USB (compact)
Lecteur de carte SD sur un port USB
porte-cartes SD / micro SD étanche
Chargeur de batteries (ici pour 3 en simultané)
- Charger les batteries (rien de pire que de découvrir une batterie presque vide au moment de shooter).
- Formater les cartes mémoire (si, peut-être encore pire que la batterie, le coup de la carte pleine… énervant… Attention, les cartes SD sont équipées d’un petit loquet sur la gauche qui permet de les bloquer et, ainsi, de les prémunir contre les effacements accidentels).
- Emporter un chiffon microfibre pour dépoussiérrer l’APN après une balade dans le désert, voire quelques sacs congélation à zip d’au moins 5 litres pour enfermer le matériel en cas d’humidité élevée (même si les APN sont parfois dits « tropicalisés », il vaut mieux faire attention à l’eau, l’ennemi héréditaire de l’électronique et des parties mécaniques).
- Préparer les éventuels filtres (ND, polarisant…), les nettoyer avec un chiffon à lunettes et vérifier qu’ils ont le même diamètre que l’objectif.
- Rajouter, si besoin, le pare-soleil, le trépied…
- Prévoir éventuellement un lecteur portable de carte SD (ou autre) afin de pouvoir décharger ses photos pendant le voyage (optionnel).
- Prévoir une housse de protection et un petit carnet avec un stylo, c’est toujours utile.
- Vérifier les réglages de base de l’APN (mode préféré : auto, priorité vitesse ou ouverture, enregistrement en Jpg, Raw, Raw+Jpg…) pour ne pas être pris au dépourvu à l’arrivée.
- Modifier la date et/ou l’heure si on prévoit un changement de fuseau horaire (cela peut paraitre anecdotique, mais ça l’est beaucoup moins quand, trois mois après le retour à la maison, on essaie de retrouver le nom d’un lieu en fonction de l’heure où on y était. C’est encore plus important si on a la chance de disposer d’un GPS intégré…).
- Vérifier le type de prise électrique du pays de destination. Prévoir éventuellement les adaptateurs nécessaires ainsi qu’une petite (3 ou 4 plots) multiprise, si possible avec des bornes USB (c’est toujours utile).
Deuxième partie : pendant mon expédition au bout du monde
Bout du Monde ou bout de la rue ? Est-ce la même chose ?
On n’est pas forcé de faire des milliers de kilomètres pour que l’aventure commence. En photo, le bout du monde, ça peut être le bout de la rue, voire même son jardin : un rai de lumière qui traverse les feuilles des arbres ou une toile d’araignée au petit matin, une feuille un jour de grand gel, la forme d’un nuage dans le ciel… Encore une fois, l’important est de savoir observer autour de soi, donc peut-être de passer moins de temps sur l’écran de son smartphone à regarder des vidéos qui, finalement, n’ont aucun intérêt et lever un peu plus la tête vers le ciel (ou ailleurs). Encore une fois, l’œil a ici un rôle prépondérant dans cette affaire. Pour vous en persuader, j’ai sélectionné ci-dessous quelques images faites « au coin de la rue » ou presque.
Passons maintenant aux choses sérieuses, si sérieuses que c’est Maitre Yoda en personne qui vous dispensera sa sagesse…
Commandement numéro un : de ton matériel tu prendras soin…
Les APN récents, pour peu qu’on y mette (un peu) le prix et qu’on choisisse une marque ayant pignon sur rue, sont fiables et robustes. Il n’est pas rare qu’un reflex puisse assurer 50 000, voire 100 000 ou 200 000 déclenchements. De quoi faire pendant quelques paires d’années, même si l’on est un acharné du clic sur le poussoir au point de s’en faire une tendinite de l’index. Il est cependant quelques bons réflexes à avoir en tête pour rallonger la durée de vie de votre APN dans de bonnes conditions ou, plus simplement, vous assurer de mettre tous les atouts de votre côté pour réussir vos photos. Vous les trouverez sur cette page.
Commandement numéro deux : tes images tu éviteras de trop regarder le soir dans la solitude de ta chambre…
Lors des voyages que j’accompagne pour le compte de l’Association Arts & Vie, j’entends souvent les participants, le matin au petit-déjeuner, annoncer fièrement qu’ils ont passé une partie de la soirée à revisionner les photos prises pendant la journée afin de commencer à les trier. Si je mets de côté le fait qu’on a probablement d’autres choses à faire en voyage que de trier des photos (chacun occupe ses soirées comme il le désire après tout), je reste tout de même persuadé qu’effacer des photos avant d’être chez soi n’est pas une bonne idée. Voici, pêle-mêle, les raisons qui m’ont amené à cette constatation :
- L’excuse « cela me permet de vider un peu ma carte mémoire » ne tient pas : si on est un peu prévoyant, on emporte toujours largement de quoi stocker tout le matériel qu’on pourrait capturer, y compris si on est radin (une carte SD standard revient à moins de 0.50 € le Go).
- Les écrans des smartphones, des appareils photo et des tablettes, sont trompeurs (à la marge, un écran d’ordinateur portable pourrait convenir, mais on emporte rarement un ordinateur de 17 pouces en voyage) : ces derniers sont d’abord très petits, ils ne permettent pas une vision globale satisfaisante d’une image qui est faite pour être vue en grand (à minima format 20×30). Ensuite, les réglages de ces écrans nous leurrent : trop ou pas assez de contraste, amplification des couleurs, luminosité réglée trop bas ou trop haut… L’impression d’une image qu’on pourra, ainsi, avoir en la regardant sur un petit écran de smartphone ou d’une tablette n’aura rien à voir avec le sensation visuelle qu’on aura une fois de retour chez soi.
- C’est bien connu, les voyages ça fatigue (température, marche, décalage horaire…). Alors, le soir, autant se reposer plutôt que de risquer faire une bêtise en effaçant « l’image du siècle » (encore elle). Ceci dit, si vous effacez cette fichue image parfaite, jamais vous ne saurez que vous l’avez faite !
- OK, cette photo est floue… C’est une évidence. Le réflexe qui consiste à l’effacer au profit de la suivante, cadrée de la même manière mais nette, est grand. Cependant, une image considérée floue, mal cadrée, sous ou sur-exposée, bancale, sans intérêt, etc… peut s’avérer très intéressante pour peu qu’on la traite convenablement en post-production (recadrage, filtre simple, noir & blanc…). Pour vous en convaincre, je vous présente ci-dessous quelques exemples d’images qui, à première vue, auraient dû se retrouver à la poubelle et qui, au final, figurent dans l’album Photo & Graphie regroupant mes images préférées :
Pour terminer, je vous propose de vous rendre sur cette page où je décris les conditions de prise de vue d’une de mes images préférées qui, en toute logique, aurait dû passer à la trappe si je n’avais pas pris la peine de ne rien effacer en cours de route (suspens…).
Commandement numéro trois : ta photo tu prendras en songeant à une balance en équilibre… ou pas
Il ne faut parfois qu’une fraction de seconde pour réaliser qu’une image n’est pas réussie (ou, au contraire, qu’elle l’est parfaitement). A quoi cela tient-il ? Tout simplement, la plupart du temps, à ce que l’on nomme l’équilibre de l’image en termes de positionnement du sujet, de couleurs et de cadrage. Bien évidemment qu’une image totalement déséquilibrée sera susceptible de dégager une puissance colossale qui pourrait bien en faire notre « image du siècle » (comme dans tout domaine artistique, le génie se trouve dans la transgression), mais avant d’en arriver là, je pense qu’il est utile de rappeler quelques règles de base sur le cadrage sur cette page ou sur la manipulation parfois délicate pour le profane du trio vites-se/ouverture/iso sur cette autre page.
Commandement numéro quatre : des êtres vivants tu tenteras d’inclure dans ton image…
L’une des caractéristiques de la planète Terre est d’abriter des millions de formes vivantes différentes. Si certains photographes se sont spécialisés dans la prise de vue des animaux (photographes animaliers) ou des humains (portraitistes, ethnologues), voire de végétaux (naturalistes), il est toujours délicat d’inclure un animal ou un humain dans une image car c’est souvent un facteur difficile à contrôler. Je ne parlerai, bien évidemment, pas du touriste en parka orange et vert fluo qui nous gâche paysage, mais d’êtres vivants choisis (non subis). Un lion au Kenya qui décidera de nous montrer ses fesses plutôt que sa crinière ou un oiseau qui s’envolera avant qu’on ait eu le temps de réagir. Avec l’Humain, le problème est différent : il est parfois difficile d’oser lui demander si on peut le prendre en photo (c’est mon cas). Quand on parvient à maitriser ces paramètres, cela donne souvent des photographies de grande qualité desquelles une âme se dégage. Et c’est même parfois encore mieux quand c’est fortuit… Quelques exemples sur cette page.
Commandement numéro cinq : aux petits détails tu prêteras attention…
Qu’il s’agisse des sciences, du sport de haut niveau ou de notre vie quotidienne, on entend souvent que toute la différence est dans le détail. C’est tout aussi vrai en photographie. Les détails ici ont trait aux « parasites » susceptibles de gâcher la photo : touristes qui surgissent dans le champ, poubelles, grues, fils électriques, véhicules à moteur… Bref, tout ce qui pourrait gâcher le plaisir de la photographie ! Parfois (voire souvent), on ne peut pas éviter ce parasitage : à moins d’y aller à 3 heures du matin (et encore), je vous mets au défi de pouvoir réaliser un cliché de l’Esplanade du Louvre sans personne. Il conviendra donc de faire avec, d’apprendre même à en jouer pour parvenir, parfois, à un résultat étonnant et original. Sur cette page, je reprends quelques images brutes (des photos format jpg sans la moindre retouche, juré craché sur la tête de mon chat) que j’essaie d’analyser afin de comprendre ce qui ne va pas et surtout d’envisager comment j’aurais pu éviter de me retrouver avec une image bonne pour la corbeille.
Commandement numéro six : des filtres et des accessoires tu emploieras avec parcimonie…
Ouh ! la ! la ! On entre dans de la grande technique ! Quelle horreur ! Si je me permets d’évoquer le cas des filtres, c’est que, bien évidemment, ce n’est PAS de la grande technique mais juste un moyen d’améliorer (un peu) ses clichés au moment de la prise de vue (ce qui est toujours préférable à un travail de post-production, même si les deux sont complémentaires dans les faits). Bien sûr, l’emploi de filtres concerne surtout les APN de type reflex ou hybrides, mais pas que… Et même si l’idée d’utiliser un quelconque filtre vous rebute, il existe des moyens de faire « comme si ». Cette page vous décrira quelles sont les 3 principales catégories de filtres que je considère comme indispensables quand on veut aller un peu plus loin, comme d’habitue avec de nombreux exemples concrets et des conseils d’achat. J’évoquerai aussi brièvement les autres accessoires susceptibles de nous aider dans notre quête de la « photo du siècle ».
Commandement numéro sept : des risques tu ne prendras point pour réussir la « photo du siècle »…
Saviez-vous que le métier de photographe, y compris amateur, était dangereux ? On pense, bien évidemment en premier lieu aux reporters de guerre en Ukraine ou en Palestine, mais il n’y a pas que cela. Le fléau principal du photographe amateur se nomme le selfie. Les compilations de données mettent en évidence une augmentation constante des accidents et décès dus à la pratique de la photo au cours de la décennie 2010. Ce phénomène inquiétant est lié à la prolifération des smartphones :
Nombre de décès : Entre 2008 et 2026, on recense plus de 400 décès documentés directement liés à la prise de selfies.
Profil type de la victime : C’est un phénomène qui touche principalement les jeunes. L’âge médian des victimes se situe autour de 23 ans. Les moins de 30 ans représentent la très grande majorité des cas.
La disparité des genres : Bien que les femmes prennent statistiquement autant (voire plus) de selfies que les hommes, les hommes représentent entre 66 % et 75 % des décès. Les chercheurs expliquent cela par une propension beaucoup plus élevée chez les jeunes hommes à prendre des risques délibérés pour obtenir une photo impressionnante (recherche de sensations fortes, mise en scène de bravoure).
Les accidents ne sont pas dus à l’acte de photographier en lui-même, mais à la perte de notion de l’espace et du danger immédiat. Les trois causes majeures représentent plus de 80 % des accidents :
Les chutes de hauteur (environ 35 à 50 % des cas) : Perte d’équilibre au bord d’une falaise, sur le toit d’un gratte-ciel (phénomène de l’urbex), ou sur les rebords glissants d’une cascade.
Les noyades (environ 30 à 35 % des cas) : Personnes emportées par une vague soudaine sur un rocher, embarcations qui chavirent pendant une photo de groupe, ou chute dans des eaux tumultueuses sans savoir nager.
Les transports (environ 20 % des cas) : Le cas le plus fréquent et le plus dramatique est la collision avec un train. Beaucoup de jeunes cherchent à se photographier sur les voies ferrées en calculant mal la vitesse d’arrivée du train.
Autres causes notables : Les attaques d’animaux sauvages (attaques d’ours, d’éléphants ou morsures de serpents venimeux lors de tentatives de selfies), l’électrocution (en grimpant sur le toit des trains) et les accidents liés à la manipulation d’armes à feu pour « avoir l’air cool ».
Les statistiques mondiales montrent une concentration très nette dans certains pays :
L’Inde : C’est de loin le pays qui enregistre le plus grand nombre de décès par selfie (parfois près de 40 à 50 % du total mondial selon les études). Cela s’explique par sa très large population de jeunes connectés et de nombreux accidents de groupe (notamment près des voies ferrées ou lors de baignades).
Les États-Unis : Le pays enregistre un nombre important de chutes mortelles, très souvent localisées dans les parcs nationaux (Yosemite, Grand Canyon) au niveau de points de vue non sécurisés.
La Russie : Les accidents y sont fréquemment liés à des décharges électriques (adolescents grimpant sur les infrastructures ferroviaires) ou à des chutes lors de cascades urbaines.
Personnellement, j’ai déjà eu l’occasion de me faire une (petite) entorse en montant sur caillou glissant pour y prendre une photo, alors restez prudent dans tous les cas et dites-vous qu’il vaut mieux rater la « photo du siècle » plutôt que de risquer sa vie !
Commandement numéro huit : des vrais panoramiques tu pourras réaliser…
L’un des gros défauts d’une photographie, c’est qu’elle a un bord, une frontière physique de 4 côtés… Au-delà de cette limite, point de salut. Et tant pis pour le magnifique panorama qui s’étend sur 360° autour de nous, il faut faire un choix : photographier la partie gauche ? La partie droite ? Quel dilemme ! L’une des solutions permettant de palier (partiellement) ce problème, c’est le panoramique. Certains boitiers compact, bridge ou les smartphones ont des fonctions automatiques pour réaliser des images panoramiques avec plus ou moins de bonheur. Certains assemblent automatiquement des images .jpg capturées pendant une séance de gymnastique consistant à de déhancher le plus régulièrement possible de gauche à droite (ou l’inverse) alors que d’autres se contentent de rogner le haut et le bas d’une image 4:3 afin de donner l’illusion d’avoir fait une image panoramique. Dans tous les cas, les images obtenues ne sont pas d’une extrême qualité (mauvaise définition, déformation du sujet, chevauchement décalé, perspective fausse…). Il existe cependant une technique un peu plus complexe, mais qui permet d’obtenir des « vrais » panoramiques qu’il sera possible de retravailler et de tirer en grand format. Tout est expliqué pas pas sur cette page.
Commandement numéro neuf : ton reportage photo tu compléteras en faisant un peu de vidéo… si tu as le temps !
La photo et la vidéo ne sont pas concurrents, mais complémentaires. Que cela soit dit une bonne fois pour toute. Commander un bel agrandissement de ses clichés qu’on placera sur le mur du salon est une chose, mais réaliser un petit montage vidéo de nos aventures à l’autre bout du monde en est une autre. La vidéo, même si elle ne permet peut-être pas autant que la photo de rendre les ambiances quand on n’est pas un professionnel, permet de conter une histoire « qui bouge », de restituer des sons, des mouvements qu’on ne pourra jamais retranscrire en images. Je songe, par exemple, dans le Parc des chutes d’Iguazu à la frontière entre l’Argentine, le Paraguay et le Brésil : seule la vidéo sera capable de restituer convenablement la puissance de la cataracte (voir le petit montage ci-dessous). Sur cette page, je vous livre l’équivalent vidéo des bons conseils et des bonnes habitudes à prendre.
Commandement numéro dix : de ces dernières astuces pratiques tu profiteras…
Voici, en vrac quelques derniers conseils que je ne sais pas où classer mais qui seront néanmoins susceptibles de vous faciliter la vie en photographie (ou, du moins, d’éviter quelques déceptions) :
- Si on désire photographier à travers une vitrine (voir illustration ci-contre, mais on peut aussi imaginer vouloir saisir un paysage à travers une vitre de voiture), des reflets parasites dus à la lumière des éclairages ou de l’extérieur génèrent des reflets susceptibles de gâcher l’image. La seule solution consiste alors, si c’est possible (les gardiens de musées sont parfois tatillons), d’approcher son objectif jusqu’à toucher la vitre. Ainsi, on éliminera les reflets parasites.
- Pour réussir, par exemple, des photos en basse lumière (soir, églises, expositions…), le problème à prendre en compte est celui de la vitesse d’obturation. Il convient donc d’adapter les paramètres de son boitier aux conditions de prise de vue. Pour se rafraichir la mémoire sur la manipulation des trois paramètres essentiels d’une prise de vue (vitesse d’obturation, ouverture du diaphragme, sensibilité iso), c’est sur cette page. Concernant maintenant les réglages de base, voici ceux que j’emploie le plus fréquemment :
CONDITIONS
PROGRAMME
VITESSE D’OBTURATION
SENSIBILITE ISO
OUVERTURE DIAPHRAGME
REMARQUES
EXTERIEUR NORMAL
ensoleillé / nuageux
PRIORITE OUVERTURE
/
400 à 800
f/7.1 à f/9.0
EXTERIEUR SOLEIL
beau jour d’été
PRIORITE OUVERTURE
/
200
f/7.1 à f/9.0
le pare soleil
EXTERIEUR COUVERT
automne / pluie
PRIORITE OUVERTURE
/
800 à 1600
f/7.1 à f/9.0
NUIT
ville / feu d’artifice
PRIORITE OUVERTURE
/
2000 à 3200
f/5.0 à f/7.1
Sans flash
INTERIEUR
église / musée
PRIORITE OUVERTURE
/
2000 à 6400
f/4.0 à f/7.1
Sans flash
SPORT
auto / tennis
PRIORITE VITESSE
1/1000 à 1/2000
800 à 1600
f/4.0 à f/7.1
Téléobjectif 400 mm minimum
BOKEH
portrait
PRIORITE OUVERTURE
/
400 à 1600
f/4.0 à f/5.6
Téléobjectif 400 mm minimum
Remarques : presque toutes les prises de vue sont sur le programme « priorité ouverture » et les valeurs de sensibilité iso sont données pour un boitier plein format 24×36. Pour un boitier au format APS-C, je déconseille de dépasser 1600 iso sous peine d’avoir des photos présentant ce que les photographes appellent du « bruit », c’est-à-dire une effet neigeux dû aux limites techniques des pixels (voir cette page pour plus de détails).
- Quand on sent qu’on est à la limite de ce que notre boitier peut nous offrir (exemple : dans un musée, une vitrine mal éclairée peut nécessiter une ouverture de f/4.0 avec une sensibilité iso de 6400. Malgré cela, la vitesse d’obturation calculée par la puce de notre boitier descend à 1/20 s… ce qui risque de produire une photo avec un fort flou de bougé), il ne faut pas hésiter à sous-exposer manuellement l’image jusqu’à -1 diaphragme, voire plus (voir illustration ci-contre). Sous-exposer permet, ainsi, d’avoir une vitesse d’obturation plus rapide et donc de moins risquer le si redouté « flou de bougé ». Attention : ce conseil n’est valable que si vous prenez vos photos au format RAW (.CR2, .nef…) car il sera possible de compenser la sous-exposition (du moins partiellement et/ou convenablement) en post-production par un logiciel adapté (DXO Photolab, Photoshop…). Si vous avez l’habitude d’enregistrer vos images au format compressé .jpg, la récupération de la sous-exposition sera bien plus délicate, voire impossible (voir cette page pour comprendre la différence entre les formats de prise de vue) et cette page pour voir le résultat d’un travail élémentaire de post-production visant à compenser une sous-exposition.
- Dans la vie comme en photo, il faut faire des choix ! Devant nous, un superbe château avec créneaux, tours, machicoulis et muraille. Seulement voilà, le temps est plutôt couvert et le ciel est laiteux mais néanmoins très lumineux. Si notre œil est capable d’exposer (presque) parfaitement les deux ambiances (le château et le ciel), ce n’est pas le cas de notre appareil photo. Voilà pourquoi il convient de faire des choix : soit on privilégie le ciel, soit on privilégie le château. Un exemple concret est détaillé sur cette page.
Exemple d’image volontairement sous-exposée avant correction
- Il est un accessoire indispensable en vacances, mais qui peut fausser l’expérience photographique : ce sont les lunettes de soleil. Bien pratiques (voire nécessaires) pour protéger nos yeux des rayonnement UV en provenance du soleil, les lunettes de soleil filtrent la lumière et procurent une sensation nécessairement différente de la réalité. Il faut juste en être conscient et ne pas hésiter, parfois, à les ôter pour vérifier que la photo que l’on va prendre correspond bien à ce qu’on recherche.
Troisième partie : une fois de retour à la maison
Premier reflexe ; transférer et sauvegarder ses photos
L’avion a atterri il y a à peine deux heures et nous voici de retour à la maison. Les volets à ouvrir, le courrier à décacheter… et les photos à sauvegarder au plus vite. On ne sait jamais, un accident est si vite arrivé : carte SD perdue en déballant les vêtements sales, effacement involontaire… L’urgence est donc de copier le contenu de ses cartes mémoires sur un disque dur d’ordinateur. Et là, il y 2 règles essentielles à appliquer :
- NE JAMAIS TRANSFERER LES FICHIERS EN RELIANT DIRECTEMENT L’APN A L’ORDINATEUR (surtout si vous avez beaucoup de photos à copier) : en effet, si par malheur la batterie de votre APN se trouve à plat pendant le transfert, vous risquez de perdre tout le contenu de la carte. Ce serait dommage, non ? Alors, pour éviter ce problème, retirez la carte mémoire de votre APN et glissez-là dans un lecteur du type de ceux présentés ci-contre que l’on connectera en USB à l’ordinateur.
- Effectuer au plus vite plusieurs copies de sauvegarde de vos images sur un disque externe, une clé USB, un drive… Il n’existe rien de moins fiable qu’un disque d’ordinateur. Ce dernier peut planter à tout moment et vous faire perdre l’intégralité de vos images. Il convient donc, à minima, de faire deux sauvegardes complètes sur des supports différents.
TOUT LE TRAVAIL DE RETOUCHE QUI SUIT DEVRA ETRE REALISE SUR L’UNE DE CES SAUVEGARDES. IL CONVIENT DE GARDER AU CHAUD UNE COPIE INTACTE ET INTEGRALE DES IMAGES D’ORIGINE, JUSTE AU CAS OÙ…
Retoucher et améliorer ses photos : la post-production
Si tout le monde, une fois de retour à la maison, fait du tri dans ses photos pour éliminer celles qui sont floues, trop bancales ou en doublon, de nombreux photographes amateurs négligent, voire s’abstiennent de passer par l’étape de la post-production (la retouche). Trop compliqué, chronophage, logiciels trop chers… Certains se présentent même comme des puristes qui ne jurent que par les photos « brut de capteur »… Toutes les (mauvaises) raisons sont avancées pour éviter de plonger les mains dans le cambouis de Photoshop ou d’autres logiciels de traitement d’images plus ou moins simples. Pourtant, réaliser quelques retouches simples sur ses images ne prend pas forcément beaucoup de temps et peut très sensiblement améliorer le résultat final. Sans entrer dans les détails (de très bons tutoriels sont facilement trouvables sur les réseaux sociaux ou sur Youtube), je vais tenter d’exposer ci-dessous les quelques actions qu’il est possible, voire souhaitable, de faire pour tirer le maximum de ses clichés. Un préalable est néanmoins à prendre en compte : pour retoucher efficacement ses photos, ces dernières doivent absolument être enregistrées dans un format non destructif (RAW). Il sera bien plus ardu, parfois impossible, de traiter efficacement des images enregistrées dans des formats compressés tel le JPG. Une image enregistrée dans ce format est, certes, bien plus légère mais de nombreuses informations nécessaires à un traitement convenable n’ont pas été conservées.
- modifier les contrastes, la saturation, les couleurs, la balance des blancs… Probablement l’action la plus simple et la plus efficace en terme d’amélioration des images.
- redresser les images bancales (sauf si c’est voulu évidemment) : tous les logiciels proposent de remettre les horizons d’équerre, soit avec une fonction automatique qui repère l’horizontal, soit manuellement en indiquant l’angle de pivotement de l’image.
- nettoyer l’image : c’est peut-être l’opération la plus délicate pour un novice… Ce que j’appelle « nettoyer », c’est effacer des poubelles, des lignes électriques, des individus non désirés… Le mieux aurait, sans doute, été d’éviter de photographier ces « parasites » en se déplaçant de quelques mètres ou en attendant quelques secondes, mais ce n’est pas toujours possible. Parfois aussi, on ne détecte l’intru qu’une fois devant son écran. Je vous présente sur cette page quelques tentatives de nettoyage, certaines réussies, d’autres un peu plus hasardeuses, voire impossibles à mener à bien…
Un conseil : si le résultat n’est pas satisfaisant, il vaut alors mieux renoncer. - tenter des effets noir & blanc, sépia, vintage… Les applications de retouche d’images proposent la plupart du temps une panoplie intéressante d’effets de ce genre que l’on peut modifier à l’envi. Si on veut aller plus loin que le noir et blanc de base, le module le plus complet et élaboré est sans doute la solution NIK COLLECTION, un ensemble d’applications s’intègrant à Photoshop ou DXO Photolab et qui offrent une infinité de rendus très professionnels (169.99 € pour une licence perpétuelle, 89.99 € pour une mise à jour).
Publier et partager sa production
Cette fois, c’est terminé. Ouf ! Vous venez d’achever le tri et le traitement des photos de votre dernier voyage au bout du monde. Tout est classé, sauvegardé, archivé. Maintenant, que faire de tout ce matériel ? Du bon vieil album photo manuel aux solutions les plus modernes passant par internet, il existe de nombreuses possibilités de faire enfin reconnaitre votre talent. En voici quelques unes testées personnellement :
- L’album photo classique : on commande des tirages sur des sites spécialisés (PhotoWeb, PhotoBox, FNAC…), on achète des carés adhésifs double face, un bel album avec des pages bien blanches et on fait le récit, écrit à la main avec une belle plume et en s’apliquant, de notre périple autour du monde. Le travail, très personnel (et parfois long à faire) est unique, authentique et l’on peut même y glisser quelques témoignages tels des billets de train, des flyers… Sympa, mais un peu dépassé de nos jours. C’est, de plus, difficile à partager : on y tient tellement à notre album que personne (ou presque) n’a le droit d’y toucher !
- L’album photo composé en ligne ou sur l’ordinateur : de loin la solution qui présente le plus d’avantages. Le principe est toujours le même, à savoir installer un logiciel sur son ordinateur (ou travailler sur une interface en ligne une fois un compte créé), composer tranquillement son album dont on définira les dimensions, la qualité d’impression, le nombre de pages, l’agencement des pages entre images et textes… Au début, le travail prend un peu de temps mais on acquiert rapidement les automatismes nécessaires. Une fois validé, on commande l’album en autant d’exemplaires que l’on désire. Les délais de livraison sont généralement de une à deux semaines.
L’interface du logiciel de création d’album chez Photoweb
L’interface du logiciel de création d’album chez Blurb
A propos de Blurb (cliquer sur le logo ci-contre pour accéder au site) : Blurb est une entreprise américaine d’auto-édition et d’impression à la demande fondée en 2005. On peut y imprimer des albums photo classiques avec de nombreux formats, plusieurs qualités de papier, des couvertures rigides ou souples… mais aussi des livres de poche, des carnets, des journaux et même des tableaux. Bref, chacun y trouvera son bonheur, d’autant que la qualité d’impression est vraiment au rendez-vous (du moins pour un usage non-professionnel). En ce qui me concerne, j’utilise les services de Blurb essentiellement pour imprimer des formats appelés « magazines » au format 22 x 28 cm. Certes, la qualité des tirages est (très légèrement) inférieure à celle des vrais albums et le papier un peu plus fin, mais un exemplaire de magazine revient vraiment moins cher que son équivalent album. C’est donc l’occasion de pouvoir commander plusieurs exemplaires de sa production sans (trop) se ruiner. Un excellent compromis pour moi.
Astuce 1 : pour bénéficier de réductions chez Blurb, il faut impérativement s’inscrire à la newsletter. La stratégie est la suivante : on compose son album ou son magazine tranquillement chez soi sur le logiciel « maison » appelé BookWright (lien de téléchargement ci-contre) et on attend de recevoir un mail contenant un code permettant d’avoir une réduction pouvant parfois aller jusqu’à 40%. La plupart du temps, le délai de validité du code ne dépasse pas quelques jours, il faut donc être très réactif.
Astuce 2 : essayez de grouper les achats car les frais de port sont assez importants (ceci dit, les colis sont très très bien emballés et ils arrivent sans aucun dégât…).
- La publication sur un site internet personnel : administrer son propre site web permet de faire connaitre ses talents au monde entier (enfin !), mais cela demande une maitrise un peu plus importante de l’outil informatique et plus particulièrement de la conception de sites internet, même si de nombreux outils sont mis à disposition de celle ou celui qui veut créer un site personnel. J’y suis bien arrivé, alors il n’y a aucune raison pour que n’importe qui ne puisse pas y parvenir ! Les blogs représentent ule alternative intéressante car ils demandent moins de connaissances en informatique, mais leur mise en page est plus rigide.
Si ces quelques pages vous ont été utiles, faites-le moi savoir ou si vous avez des questions, je serai heureux d’y répondre via le formulaire ci-dessous.
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