Avec quel type d’appareil vais-je faire mes photos ?
OPTION 1 : le smartphone
AVANTAGES : taille, poids, facilité d’utilisation, disponibilité (on l’a toujours – ou presque – avec soi), simplicité de partage des images.
INCONVENIENTS : limité quand on veut faire des clichés un peu élaborés, pas de viseur (utile par plein soleil), qualité de l’optique variable selon les modèles, flash limité.
Le smartphone a, depuis pas mal d’années maintenant, conquis toutes les bourses. Si on y met le prix (au-delà de 400 € environ) on peut disposer d’un appareil avec une fonction photo plus « haut de gamme ». La plupart du temps, on se contente cependant d’appuyer sur le bouton et clac, la photo est faite. On a parfois de bonnes, voire de très bonnes surprises (sur les Iphone par exemple ou certains modèles Androïd à plus de 1000 €) avec des images presque dignes d’un professionnel, mais il ne faut pas s’y tromper et on peut être fier de sa production pour peu qu’on se contente de publier nos photos sur les réseaux sociaux, de les envoyer par mail ou what’App, voire de les imprimer au format 10×15. Au-delà, les dents vont commencer à grincer.
OPTION 2 : la tablette tactile
AVANTAGES : facilité d’utilisation, grand écran (parfois de très bonne qualité) pour le visionnage immédiat.
INCONVENIENTS : taille, encombrement, limité dans ses réglages, pas de viseur, fragilité, optique de qualité médiocre, flash limité.
Que les choses soient claires : une tablette N’EST PAS FAITE POUR FAIRE DES PHOTOS ! Si elle dispose cependant d’un capteur, c’est plus pour l’appoint (photographier un document, une visite d’appartement…) mais pas pour prendre des centaines d’images pendant les vacances. Une tablette, c’est encombrant, fragile et ça fait des photos souvent floues. A éviter donc.
OPTION 3 : l’appareil photo compact
AVANTAGES : facilité d’utilisation, prix, taille, grossissement du zoom, certains ont des viseurs, qualité des images obtenues (pour peu qu’on ne soit pas trop exigeant), flash intégré la plupart du temps.
INCONVENIENTS : absence fréquente de viseur (visée par écran arrière), laisse peu de place à la créativité.
Les appareils photo compacts ont, de nous jours, tendance à disparaitre car ils sont (un peu) plus encombrants que les smartphones tout en proposant des images de qualité inférieure. Il est donc logique qu’on n’en trouve plus beaucoup sur le marché. Dommage, car c’est un vrai bon compromis pour celles et ceux qui voudraient faire des photos sympas sans se prendre la tête avec des fonctions complexes et sans se faire une luxation du cou au bout de deux heures. De plus, un compact est facile à glisser dans une banane ou un petit sac à dos, donc facile à dégainer en cas d’urgence (photo à travers un hublot d’avion ou d’un événement fortuit).
OPTION 4 : l’appareil photo bridge
AVANTAGES : gros zoom, flash intégré, ergonomie favorable à la stabilité, prix, options intéressantes de créativité (noir & blanc, sépia, artistique…) même si ce n’est pas vraiment conseillé (ndlr : il vaut mieux le faire en post-traitement)
INCONVENIENTS : difficile de faire de belles images dans des conditions difficiles (faible lumière, automobile…), viseur présent mais peu confortable car souvent très petit pas souvent d’autres format d’enregistrement que le jpg.
Mon premier appareil photo numérique était un bridge… je m’en souviens encore avec nostalgie, même si j’ai assez vite décidé de passer à la vitesse supérieure une fois inscrit au club photo. Le bridge (de l’anglais « pont » dans le sens « intermédiaire entre les compacts et les reflex ») c’est bien pour se faire la main, mais quand on est vite limités quand on veut progresser en post-production.
OPTION 5 : l’appareil photo hybride
AVANTAGES : poids et encombrement par rapport aux reflex (quoi que…), dernière technologie donc très performante, large gamme, énormément d’options, qualité des images et des vidéos, objectifs interchangeables (avec une bague, on peut même utiliser les objectifs Reflex, gamme d’accessoires…
INCONVENIENTS : prix (parfois plus de 3000 € boitier nu), complexe à prendre en main si on veut profiter de toutes les options.
Selon le dictionnaire, le mot hybride signifie « qui provient du croisement de variétés ou d’espèces différentes ». Les espèces en question sont les bridge (l’encombrement, le poids) et les reflex (la qualité des images, l’ergonomie, les objectifs interchangeables). Dans un APN hybride, il n’y a plus aucun miroir. La lumière va directement de l’objectif au capteur. Ce que vous voyez dans le viseur électronique ou sur l’écran, c’est une image numérique projetée en temps réel par le capteur (donc pas la réalité). Apparus il y a maintenant une bonne dizaine d’années, les appareils hybrides ont vite séduit un public exigeant et parfois fortuné. Aujourd’hui, tous les fabricants d’appareils photo sont passés à l’hybride avec plus ou moins de réussite et les boitiers les plus « haut de gamme » sont, aujourd’hui, capables de faire des choses qu’on imaginait impossibles il y a encore peu. Tout semble donc aller au mieux dans le meilleur des mondes. Cédant aux sirènes du « miracle » hybride, j’ai testé un Canon R6 Mark II, mais je n’ai pas été conquis car je l’ai trouvé pas si léger et peu encombrant que cela. De plus, un option pour moi incontournable (mais jamais évoquée dans les tests & tutos) était absente : le GPS. Rédhibitoire.
OPTION 6 : l’appareil photo reflex
AVANTAGES : large gamme (boitiers nus entre 350 et 6000 €), qualité des images obtenues, nombreux accessoires et objectifs, robustesse, technologie éprouvée depuis 25 ans
INCONVENIENTS : technologie en fin de vie (pas de commercialisation de nouveaux modèles), poids, encombrement, complexe à prendre en main si on veut profiter de toutes les options.
J’ai gardé le meilleur pour la fin, évidemment. Les appareils photo Reflex restent, pour moi, indétrônables, mais je suis un vieux photographes. Les plus jeunes apprécieront sans doute davantage les hybrides. Dans un reflex, on voit la photo exacte que l’on va obtenir (si c’est trop sombre ou trop clair, l’écran le montre avant de cliquer). Ces « bêtes » que sont les APN Reflex sont certes un peu lourdes et encombrantes, mais quel plaisir pour faire de la post-production ! Tant que la santé permet de porter un reflex, il n’y a aucune raison de s’en priver, surtout si on opte pour un plein format. D’autant qu’il existe un marché de l’occasion permettant de faire de très bonnes affaires !
Retour à la page d’accueil Un (tout petit) peu de technique