Commandement numéro un : de ton matériel tu prendras soin…
La poussière (bien plus que l’eau) est le pire ennemi de l’appareil photo. Pour s’en protéger, il faudra parfois se faire violence afin d’éviter d’exposer notre matériel à une éventuelle panne : entre la « photo du siècle » d’une tempête dans le Sahara et la préservation du boitier à 2500 €, personnellement, mon choix est vite fait. Cependant, si vous êtes pris par surprise, pas de panique. Essayez de protéger votre APN en le glissant sous votre manteau ou dans le premier « ustensile » susceptible de le soustraire, même partiellement, au risque : sac plastique, morceau de tissu (pas le plus idéal car la poussière passe à travers), boite à gants de la voiture…
Mon premier conseil : s’il est impossible de protéger votre APN, prenez le temps, une fois le danger passé, de bien le nettoyer avec un chiffon microfibre (pour les parties non optiques) ou une poire qui souffle de l’air pour les parties en verre qui se rayent.
Mon second conseil : évitez de changer l’objectif de votre reflex ou de votre hybride en pleine nature ou dans des endroits humides ou poussiéreux. Si de l’eau ou de la poussière se dépose sur le miroir et/ou le capteur, il faudra parfois passer par la case dépannage et cela risque de coûter plusieurs centaines d’euros (la poussière sur le capteur va créer des artefacts, des sortes de taches inesthétiques, que l’on va voir sur la photo. A terme, cela risque de faire littéralement « griller » le capteur qu’il conviendra donc de remplacer. Eviter également de démonter un objectif avant d’avoir achevé un sérieux dépoussiérage.
L’eau peut, quant à elle, avoir des effets variables. Evidemment, des clichés capturés un jour de pluie peuvent être réellement magnifiques avec des teintes et des reflets impossibles à obtenir autrement, mais ce n’est pas sans risque. Plusieurs facteurs doivent être pris en compte avant de prendre une décision quant à l’emploi de notre APN en condition humide. En premier lieu, il faut connaitre le niveau de tolérance de notre boitier à l’eau : si l’on possède un petit appareil compact, mieux vaut éviter de l’exposer à toute forme de pluie, quitte encore une fois à renoncer à la « photo du siècle ». Si c’est un réflex ou un hybride haut de gamme, il faut savoir que la plupart d’entre eux sont dit « tropicalisés », c’est-à-dire qu’ils supportent le contact avec de l’eau sans conséquence sur leur fonctionnement (voir cet article pour en savoir plus). Ce n’est, cependant, pas une raison pour le laisser toute une nuit sous une pluie tropicale. Une fois de retour au sec, prenez le temps de l’essuyer délicatement avec un chiffon microfibre et évitez, encore une fois, de démonter l’objectif tant que le boitier n’est pas parfaitement sec. Ensuite, il faut savoir qu’il y a eau et eau. Je m’explique : on ne se comportera pas de la même manière selon qu’on se retrouve sous un orage d’été en France, dans le brouillard en Irlande ou sous un climat tropical au Japon en juillet. Aucune règle précise, mais tout est question de bon sens. Pour la photo sous-marine, sachez qu’il existe des coques protectrices pour certains modèles d’APN. Certains fabricants vendent également des appareils photo conçus pour faire des photos sous l’eau.
Mon conseil : emporter avec soi quelques sacs congélation (minimum 5 litres), idéalement avec zip (voir image ci-dessous) afin d’y placer son boitier, ses batteries, ses cartes mémoire et ses objectifs en cas de forte humidité.
Les optiques : il s’agit d’une des parties les plus fragiles d’un APN. En routine, il faut penser à nettoyer régulièrement les optiques de manière à éviter de se retrouver avec des taches sur les photos (poussière) ou d’avoir un effet de flou non désiré (traces de doigts). Ce dernier problème est particulièrement développé sur les smartphones dont les objectifs sont généralement très sales…
Mon conseil : si vous possédez un hybride ou un réflex, n’hésitez pas à investir dans un filtre UV ou un filtre de protection neutre (voir cet article pour plus de détails) que vous visserez devant l’objectif (coût : maximum 50 €). En cas de choc entrainant une potentielle casse ou de rayures, vous n’en serez quitte qu’à remplacer votre filtre plutôt que la lentille frontale (coût de plusieurs centaines d’euros à minima).
Les batteries : il est important de prendre soin de sa/ses batterie(s). Il faut veiller à les entreposer dans des endroits secs (l’humidité les endommage) et à l’abri de la poussière (les petits ergots permettant le contact entre la batterie et l’APN peuvent être endommagés par la poussière). Essayer, dans la mesure du possible, de décharger complètement les batteries (ou, du moins, le plus possible) avant de les recharger, cela augmentera sa durée de vie. L’énergie étant produite par une réaction chimique, la température extérieure pourra influencer les performances de la batterie (le froid réduit l’autonomie). L’écran de l’APN, l’utilisation du zoom automatique, le flash et le GPS sont également gourmands en énergie. Pensez-y lorsque vous ignorez quand vous pourrez recharger votre batterie.
Mon conseil : avoir au moins 2 batteries (voire plus) pour plus de confort.
Les cartes mémoire doivent, elles aussi, être placées à l’abri (j’emploie évidemment le pluriel car il est essentiel d’en avoir plusieurs, encore une fois pour des raisons de confort). Elles sont généralement vendues dans des petites boites transparentes (voir ci-dessus), mais ce n’est, à mon avis, pas suffisant pour les protéger à la fois des chocs et des poussières et/ou de l’eau. Pour une dizaine d’euros, vous pourrez acquérir une petit boitier pour 8, 10, 20 cartes de différents formats. La plupart du temps étanches, ces ustensiles sont des achats très utiles que vous ne regretterez pas car, en plus de protéger le matériel, ils permettent de regrouper ses cartes au même endroit.
Mon premier conseil : dans le cas des cartes de type SD (95 % des cartes actuelles), ne pas hésiter à manipuler le petit ergot situé sur la gauche de la carte (illustration ci-dessus) afin de la protéger ou de la déprotéger en écriture. Une fois la carte pleine, activer le système de protection qui empêchera tout effacement accidentel. Une précaution essentielle.
Mon second conseil : formater (effacer) toutes les cartes avant le départ, non sans avoir préalablement vérifié leur contenu afin de s’assurer que les clichés qui y sont présents ont bien été transférés sur un autre support (ordinateur, clé usb…).
Retour à la page d’accueil Un (tout petit) peu de technique


