7 au 26 août 2026
Kyoto est l’ancienne capitale impériale du Japon, un joyau culturel qui incarne à lui seul l’âme traditionnelle du pays. Située au cœur de la région du Kansai, sur l’île de Honshū, elle compte aujourd’hui environ 1,5 million d’habitants. Longtemps préservée des ravages du temps, la ville offre un contraste saisissant avec la modernité trépidante de Tokyo. Fondée en 794 par l’empereur Kanmu sous le nom de Heian-kyō (« Capitale de la paix et de la tranquillité »), la ville est restée la résidence officielle de la famille impériale et le cœur du pouvoir pendant près de 1 074 ans. Son plan urbain initial fut rigoureusement calqué sur le modèle géométrique en damier de Chang’an, l’ancienne capitale chinoise. En 1868, lors de la restauration de Meiji, le pouvoir politique et la cour ont définitivement migré vers Edo, rebaptisée Tokyo. Kyoto se distingue par son patrimoine d’une richesse inestimable, comptant plus de 2 000 temples bouddhistes et sanctuaires shinto. Dix-sept de ses sites majeurs sont classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Parmi les plus célèbres, on trouve le Kinkaku-ji (Pavillon d’or), le Kiyomizu-dera suspendu à flanc de colline, ou encore les milliers de torii rouges du Fushimi Inari-taisha. Kyoto est aussi la capitale de la haute gastronomie (kaiseki) et des arts traditionnels : c’est dans les ruelles pavées du quartier de Gion que perpétuent encore le mythe et l’art des geishas (appelées ici geiko). Pendant la Seconde Guerre mondiale, Kyoto figurait en tête de liste des cibles américaines pour le largage de la bombe atomique. Elle fut sauvée in extremis par le secrétaire à la Guerre Henry L. Stimson, qui avait admiré la beauté de ses temples lors de sa lune de miel et insista pour l’épargner en raison de son patrimoine historique unique. L’emplacement de Kyoto a été choisi selon les préceptes du feng shui. Entourée de montagnes sur trois côtés pour bloquer les mauvais esprits, elle fait face à l’eau au sud. Le célèbre temple Tō-ji et sa pagode (la plus haute structure en bois du pays) furent érigés dès le VIIIe siècle pour servir de gardiens spirituels à l’entrée de la cité.