Première partie

SEOUL, GYEONGJU & BUSAN

31 juillet au 7 août 2026

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31 juillet 2026 : SEOUL

Fondée en 18 avant J.-C. sous le nom de Wiryeseong, la cité devient d’abord la capitale du royaume de Baekje, l’un des Trois Royaumes de Corée. Sa position stratégique le long du fleuve Han en fait un territoire disputé pendant des siècles. C’est en 1394 que la ville prend une importance définitive : le roi Taejo, fondateur de la dynastie Joseon, en fait sa capitale officielle sous le nom de Hanyang (puis Hanseong), érigeant les grands palais et la muraille défensive que l’on admire encore aujourd’hui. Le XXe siècle plonge la ville dans d’immenses turbulences. Après la colonisation japonaise (1910-1945), la terrible guerre de Corée (1950-1953) laisse Séoul totalement dévastée et en ruines. Pourtant, la ville opère une résurrection spectaculaire surnommée le « Miracle du fleuve Han ». En quelques décennies, Séoul se transforme de manière fulgurante en une puissance économique et technologique mondiale. Cette renaissance est couronnée par l’accueil des Jeux Olympiques en 1988 et de la Coupe du monde de football en 2002, propulsant définitivement la capitale sur la scène internationale.

Le temple Jonghyo

Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, le sanctuaire de Jongmyo (parfois orthographié Jonghyo) à Séoul est le plus ancien et le plus authentique des sanctuaires royaux confucéens conservés au monde. Érigé à la fin du XIVe siècle lors de la fondation de la dynastie Joseon, cet immense complexe arboré de près de 19 hectares incarne le cœur spirituel et politique de cette époque. C’est dans ce lieu sacré que sont conservées les tablettes spirituelles des rois et des reines de l’ancienne lignée royale. L’architecture du site frappe par sa solennité et son austère dépouillement, loin de l’opulence décorative des palais voisins. Les lignes horizontales des structures en bois et leurs toits en pente douce expriment une harmonie totale avec la nature environnante. Le bâtiment principal, le Jeongjeon, est une longue structure monumentale d’une élégance minimaliste, autrefois considérée comme l’un des édifices les plus longs d’Asie. Non loin se trouve le Yeongnyeongjeon, ou salle de la paix éternelle, destiné à accueillir les tablettes déplacées de la salle principale. Cet ensemble exceptionnel a été reconstruit au XVIIe siècle à la suite des invasions japonaises, tout en préservant son authenticité. L’organisation du sanctuaire répond à des règles rituelles strictes gravées dans le sol. Dès l’entrée, un triple chemin pavé traverse le parc : la voie centrale, légèrement surélevée, était réservée aux esprits des défunts, tandis que les voies latérales étaient empruntées par le roi et ses princes. Aujourd’hui encore, une atmosphère de quiétude et de recueillement imperturbable saisit le visiteur, offrant un contraste avec la modernité de la capitale. Plus qu’un simple témoin du passé, Jongmyo reste un lieu de culte vivant. Chaque année, le premier dimanche de mai, s’y déroule le Jongmyo Jerye, un rituel confucéen inchangé depuis des siècles. Rythmé par la musique royale traditionnelle (Jongmyo Jeryeak), des chants et des danses rituelles, cet événement unique perpétue la mémoire dynastique et l’âme culturelle de la Corée.

Le palais Changdeokgung

Egalement inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, le palais Changdeokgung (le « palais aux vertus prospères ») à Séoul est le chef-d’œuvre absolu de l’architecture impériale coréenne. Construit en 1405 par le roi Taejong comme résidence secondaire, il devint au fil des siècles le palais favori de la dynastie Joseon. Contrairement au rigide palais principal de Gyeongbokgung, sa singularité absolue réside dans sa libre et parfaite intégration à la topographie naturelle environnante. Établi sur près de 58 hectares au pied du mont Bugak, le complexe respecte les principes anciens de la géomancie (pungsu). Ses pavillons officiels et résidentiels en bois s’articulent harmonieusement sans imposer de symétrie forcée, épousant les courbes et le relief des collines. On y accède par la majestueuse porte Donhwamun, menant au pont Geumcheongyo, le plus vieux pont en pierre préservé de Séoul. Au cœur de la cour officielle trône le hall Injeongjeon, une salle d’audience d’un raffinement rare où se déroulaient les couronnements et les réceptions d’ambassadeurs étrangers. Le joyau indissociable de Changdeokgung est sans conteste son Jardin Secret, ou Huwon (anciennement Biwon). que nous visiterons un peu plus tard. Ce parc boisé à l’arrière, autrefois exclusivement réservé à la famille royale pour se détendre et composer de la poésie, abrite plus de 56 000 arbres et 28 pavillons intimistes. Les souverains y ont aménagé de somptueux bassins de lotus, des terrasses fleuries et des ruisseaux comme le Ruisseau d’Émeraude (Ongnyucheon), sculpté à même le rocher. Ce jardin incarne l’idéal confucéen de communion totale entre l’Homme et la Nature. Bien qu’incendié à plusieurs reprises à travers l’histoire, notamment pendant les invasions japonaises, le palais a été méticuleusement reconstruit et demeure le mieux préservé de la capitale.

Les quartiers de Insa-Dong & Myeong-Dong

Au cœur de Séoul, les quartiers de Insa-dong et Myeong-dong incarnent les deux facettes fascinantes de la capitale sud-coréenne, où la tradition séculaire côtoie la modernité frénétique. Distants d’à peine quelques minutes de marche, ils offrent aux voyageurs un contraste saisissant et complémentaire. Insa-dong est le havre culturel de la ville. Traversé par une large artère piétonne et un réseau de ruelles sinueuses, ce quartier préserve l’âme de la Corée ancienne. C’est ici que bat le cœur de l’art traditionnel : les galeries d’art y exposent des peintures et des calligraphies, tandis que les boutiques spécialisées proposent du papier traditionnel (hanji), des poteries en céramique et des vêtements traditionnels (hanbok). Flâner à Insa-dong mène inévitablement vers le complexe architectural Ssamzigil, une cour intérieure unique dotée d’une rampe en spirale abritant des ateliers de créateurs locaux. Le quartier est également réputé pour ses salons de thé en bois dissimulés au fond des impasses, parfaits pour déguster une infusion au gingembre ou au jujube dans une atmosphère de quiétude absolue. À l’opposé, Myeong-dong est le temple de la culture pop, du shopping de masse et de la démesure urbaine. Dès l’après-midi, ses larges avenues piétonnes s’illuminent d’écrans géants et résonnent de musique K-pop. C’est l’épicentre mondial de la K-beauty, où s’alignent des dizaines de boutiques de cosmétiques proposant les dernières innovations de soins de la peau. Myeong-dong est aussi une destination culinaire incontournable grâce à son célèbre marché nocturne de street food. Les étals ambulants y proposent des spécialités locales gourmandes : brochettes de tteokbokki au fromage, grillades de homard, brioches aux œufs (gyerandang) et glaces géantes. Au milieu de cette effervescence commerciale se dresse la majestueuse cathédrale de Myeong-dong, un chef-d’œuvre de briques de style néogothique qui apporte une touche de sérénité historique à ce paradis du shopping.

1er août 2026 : SEOUL

Le Bukchon Hanok

Le Village Hanok de Bukchon, vieux de 600 ans, est un quartier historique niché au cœur de Séoul. Sous la dynastie Joseon (1392-1910), ce « village du Nord » était le lieu de résidence privilégié de la haute aristocratie (Yangban) et des hauts fonctionnaires, idéalement situé entre les palais royaux. Le site abrite environ 900 hanoks, les maisons traditionnelles coréennes. Elles se distinguent par leurs toits incurvés en tuiles sombres (giwas) et leur structure en matériaux naturels (bois, pierre, terre, papier). Elles intègrent l’asymétrie avec la nature et le système ancestral de chauffage par le sol (ondol). Loin d’être un simple musée à ciel ouvert, Bukchon est un véritable quartier résidentiel habité avec des boutiques, des restaurants et des appartements pour voyageurs. Malheureusement, face au surtourisme, un couvre-feu strict y est appliqué de 10h à 17h, encadré par des amendes pour préserver la quiétude des habitants.

Le Changdeokgung Secret Garden

Le Jardin Secret de Changdeokgung, aussi connu sous les noms de Huwon (Jardin arrière) ou Biwon, est un chef-d’œuvre paysager de 32 hectares niché derrière l’un des principaux palais de Séoul. Aménagé dès 1406 sous le règne du roi Taejong, il fut conçu comme un sanctuaire privé pour la famille royale de la dynastie Joseon. Incendié lors des invasions japonaises en 1592, il fut fidèlement reconstruit en 1610 et classé à l’UNESCO en 1997. Ce jardin se distingue par son refus de l’artifice : la main de l’homme s’efface pour épouser les collines et arbres tricentenaires. Il abrite l’étang carré Buyongji (représentant la Terre) entourant une île ronde (le Ciel), ainsi que le ruisseau d’améthyste Ongnyucheon. Plus de 160 espèces végétales y vivent à l’état brut. Le jardin était si isolé qu’il y a quelques siècles, des tigres sauvages s’y aventuraient parfois. C’est aussi ici que le roi Jeongjo organisait des joutes poétiques avec ses ministres autour de l’étang ; quiconque échouait à composer un poème à temps était puni d’un exil temporaire immédiat sur la petite île centrale.

Le palais de Changgyeonggung

Le Palais Changgyeonggung est l’un des cinq grands palais royaux de la dynastie Joseon à Séoul. Souvent qualifié de palais de l’amour filial, il se distingue par son atmosphère paisible et son histoire particulièrement tumultueuse. Construit en 1483 par le roi Seongjong pour loger les reines douairières, il servait de palais secondaire relié à Changdeokgung. Détruit par les invasions japonaises en 1592, reconstruit, puis à nouveau ravagé par des incendies, il subit son plus grand affront durant la colonisation japonaise (1910-1945), où il fut rétrogradé en simple parc public avec un zoo et un jardin botanique, avant de retrouver sa dignité et son nom en 1983. Contrairement aux autres palais orientés vers le sud, son pavillon principal, le Myeongjeongjeon (le plus ancien pavillon royal subsistant en Corée), est orienté vers l’est. Le site abrite également la Grande Serre de Changgyeonggung, une structure de style occidental mêlant verre et structures en bois et fer, construite en 1909. Le grand étang Chundangji, autrefois composé de rizières royales que le roi cultivait lui-même, complète ce cadre serein. C’est dans la cour de ce palais que s’est déroulée l’une des tragédies les plus célèbres de l’histoire coréenne : en 1762, le prince héritier Sado, jugé fou et dangereux, fut enfermé par son propre père (le roi Yeongjo) dans un coffre à riz en bois, où il mourut d’asphyxie et de faim après huit jours d’agonie.

La colline de Namsan & la N Seoul Tower

La N Seoul Tower, emblème incontournable de la capitale sud-coréenne, est une tour de communication et d’observation perchée sur le Mont Namsan. Construite en 1969 pour la radiodiffusion, elle n’a ouvert ses portes au public qu’en 1980. En 2005, une rénovation majeure de 15 milliards de wons lui donne son nom actuel, le « N » signifiant à la fois Namsan, Nouveau et Nature. Haute de 236,7 mètres, elle culmine à près de 480 mètres au-dessus du niveau de la mer. Elle propose un observatoire panoramique à 360°, des boutiques et des restaurants. On y accède à pied ou via un téléphérique. Elle est mondialement célèbre pour ses terrasses remplies de cadenas de l’amour accrochés par les couples pour sceller leur union. De plus, son éclairage nocturne sert d’indicateur écologique : il s’illumine en bleu quand l’air est pur, et vire au rouge en cas de forte pollution.

2 août 2026 : SEOUL

Le palais de Gyeongbokgung

Le Palais Gyeongbokgung, dont le nom signifie « palais du Bonheur resplendissant », est le plus grand et le plus majestueux des cinq grands complexes palatines de la dynastie Joseon. Trônant fièrement au cœur de Séoul, il incarne à lui seul la grandeur, les tragédies et la résilience de l’histoire coréenne. Fondé en 1395 par le roi Taejo, le palais fut le centre névralgique du pouvoir de la dynastie Joseon. Son destin bascule en 1592 lorsqu’il est entièrement réduit en cendres lors des invasions japonaises (guerre d’Imjin). Laissé à l’abandon pendant près de 270 ans, il renaît de ses cendres en 1867 grâce à une reconstruction monumentale de 7 700 pièces. L’occupation coloniale japonaise (1910-1945) lui porte un nouveau coup dur, détruisant la quasi-totalité de ses structures pour y bâtir un édifice administratif. Ce n’est qu’à partir de 1990 qu’un projet colossal redonne au palais son apparence d’origine. Le complexe s’étend sur 400 000 m² et respecte scrupuleusement les principes du feng shui. Adossé aux montagnes pour bloquer le vent du nord et ouvert sur le sud, il optimise la lumière et l’énergie. L’entrée principale, la grandiose porte Gwanghwamun, mène à la cour d’honneur et au Geunjeongjeon, la salle du trône où se déroulaient les affaires d’État. Deux joyaux paysagers complètent l’ensemble : le pavillon Gyeonghoeru, une salle de banquet posée sur un étang aux 48 piliers de pierre, et le pavillon Hyangwonjeong, un havre de paix insulaire propice à la contemplation royale. Si vous visitez le palais vêtu d’un hanbok (le costume traditionnel coréen), l’accès au site est entièrement gratuit. Les voyageurs adorent perpétuer cette coutume pour faire un véritable voyage dans le temps  En observant les arrêtes des toits incurvés, vous remarquerez des petites figurines en argile. Représentant des personnages du roman Le Voyage en Occident, elles servent à repousser les mauvais esprits et à protéger le palais des incendies.

Gangnam et la Lotte Tower

Le quartier de Gangnam, dont le nom signifie littéralement « au sud du fleuve » (le fleuve Han), est le cœur battant de la modernité, du luxe et de l’innovation à Séoul. Jusqu’aux années 1970, Gangnam n’était qu’une vaste zone rurale couverte de rizières. Pour désengorger le nord de Séoul, le gouvernement y a stimulé un développement urbain massif en y déplaçant les meilleures écoles et entreprises. En quelques décennies, ce quartier agricole est devenu l’un des morceaux de bien immobilier les plus chers et prisés de la planète. Gangnam est caractérisé par ses gratte-ciels futuristes, ses cliniques de chirurgie esthétique de pointe et ses avenues dédiées à la mode. Le long de la célèbre rue Apgujeong Rodeo et du boulevard de Cheongdam-dong s’alignent les boutiques des plus grands créateurs. C’est aussi le centre névralgique de la K-Pop et de la Hallyu (la vague culturelle coréenne), abritant les sièges des plus grandes agences de divertissement et le célèbre centre de convention COEX, qui abrite une immense bibliothèque sous verrière. En 2012, la chanson Gangnam Style du chanteur Psy a propulsé le quartier sur le devant de la scène internationale. Le titre parodiait avec humour le style de vie ostentatoire et matérialiste de ses habitants. Une immense sculpture en bronze représentant les mains croisées de la danse a d’ailleurs été érigée devant le COEX. Au milieu de cette jungle de verre et d’acier se cache le temple Bongeunsa. Fondé en 794, ce sanctuaire bouddhiste offre un contraste saisissant et une pause hors du temps face aux tours modernes.
La Lotte World Tower, inaugurée en 2017, est le plus haut gratte-ciel de Corée du Sud et le sixième plus grand au monde, culminant à 555 mètres de hauteur au-dessus du district de Jamsil à Séoul. Portée par le fondateur du groupe Lotte, Shin Kyuk-ho, la tour a nécessité trois décennies de planification avant que sa construction ne débute en 2011. Sa forme élancée et fuselée s’inspire de l’art traditionnel coréen, rappelant la délicatesse de la céramique de Joseon et la pointe d’un pinceau de calligraphie. Composé de 123 étages, l’édifice est une véritable ville verticale. Il abrite des bureaux, des résidences de luxe, l’hôtel 6 étoiles Signiel Seoul, et le complexe commercial Lotte World Mall. À son sommet se trouve Seoul Sky, un observatoire panoramique doté d’un plancher en verre transparent terrifiant suspendu à 478 mètres. Conçue pour résister à des séismes de magnitude 9 et à des vents cycloniques, sa structure est un chef-d’œuvre d’ingénierie moderne. Le Sky Shuttle est l’un des ascenseurs les plus rapides du monde. Il propulse les visiteurs du sous-sol au 118e étage en seulement 60 secondes, tout en diffusant une animation en 3D sur l’histoire de Séoul. En 2018, le grimpeur Alain Robert a escaladé la tour à mains nues et sans assurance. Il a atteint le 75e étage avant d’être arrêté par la sécurité. Pour son inauguration, la tour a été le théâtre d’un spectacle pyrotechnique de 11 minutes utilisant plus de 30 000 fusées, un show visible depuis toute la capitale.

3 août 2026 : GYEONGJU

Gyeongju, située au sud-est de la Corée du Sud, est un véritable musée à ciel ouvert. Ancienne capitale du royaume de Silla pendant près d’un millénaire (de 57 av. J.-C. à 935 apr. J.-C.), elle a vu défiler 56 rois et a rayonné comme l’une des métropoles les plus prospères de l’Asie ancienne, connectée jusqu’à la Route de la Soie. Sous la dynastie Silla, Gyeongju est devenue le cœur battant de la péninsule, surtout après l’unification des Trois Royaumes en 668. C’est à cette époque dorée que le bouddhisme s’est imposé, donnant naissance à des chefs-d’œuvre architecturaux inscrits à l’UNESCO. Le célèbre temple de Bulguksa et la grotte de Seokguram témoignent encore de ce raffinement exceptionnel. Aujourd’hui, Gyeongju concilie son lourd passé et modernité. Le quartier branché de Hwangridan-gil attire la jeunesse avec ses cafés branchés installés dans des hanoks (maisons traditionnelles). Entre préservation stricte et dynamisme touristique, la ville reste le cœur culturel de la Corée.

La ville de Gyeongju

Le complexe de tombes Daereungwon

Le Daereungwon est le plus grand et le plus emblématique complexe de tombes royales de Gyeongju, l’ancienne capitale du royaume de Silla. Situé en plein cœur de la ville, ce parc abrite 23 tumuli (tombes en forme de collines) construits pour les rois, reines et nobles de la dynastie Silla entre les IVe et VIe siècles. Ce site unique offre un paysage saisissant où l’histoire ancienne se mêle à une nature paisible. Contrairement aux pyramides d’Égypte, ces tombes ressemblent à de douces collines verdoyantes. La méthode de construction de Silla, appelée jeokseok-mokkwak-bun, consistait à placer un cercueil en bois dans une chambre en bois, à la recouvrir de tonnes de galets de rivière, puis à sceller le tout sous une épaisse couche de terre. Ce système ingénieux n’ayant aucune porte d’entrée, il a protégé les tombes des pilleurs de sépultures pendant des siècles.

    • Cheonmachong (La tombe du Cheval Céleste) : C’est la seule tombe ouverte au public. Lors des fouilles en 1973, les archéologues y ont découvert plus de 11 500 artefacts, dont une couronne en or pur et une peinture de cheval ailé (le Cheonma) sur du bouleau.
    • Hwangnamdaechong : La plus grande double-tombe du complexe. Elle abrite un roi et une reine. La tombe de la reine contenait des bijoux bien plus somptueux et une couronne en or plus impressionnante que celle du roi, témoignant du statut élevé des femmes à l’époque de Silla.

Le quartier de Gyonchon et le Pont Woljeonggyo

Le village traditionnel de Gyochon et le pont Woljeonggyo forment l’un des ensembles historiques les plus poétiques de Gyeongju. Situés au bord de la rivière Namcheon, ils transportent immédiatement les visiteurs dans la Corée d’autrefois. Le village de Gyochon : l’esprit confucéen. Fondé au VIIe siècle, Gyochon abrite l’école confucéenne Gyeongjuhyanggyo, bâtie en 682 sur le site de la toute première université nationale de Silla. Le village est célèbre pour avoir été le fief du clan Choi pendant 12 générations. Cette famille de riches propriétaires terriens était respectée pour sa philanthropie extrême, appliquant des préceptes stricts comme « ne jamais laisser quiconque mourir de faim dans un rayon de 100 li ». C’est ici qu’est produit le Gyodong Beopju, un alcool de riz traditionnel classé au patrimoine immatériel national.
Le pont Woljeonggyo : l’éclat de Silla. Reliant le village au mont spirituel Namsan, le pont Woljeonggyo a été érigé en 760 sous le royaume de Silla. Détruit par un incendie sous la dynastie Joseon, cet édifice couvert unique a été minutieusement restauré en 2018, devenant le plus grand pont en bois de Corée (66 mètres de long). Ses piliers en pierre en forme de bateaux soutiennent une structure en bois majestueuse aux toits de tuiles. Le pont est le théâtre d’une célèbre légende locale : le grand moine bouddhiste Wonhyo s’est délibérément laissé tomber du pont dans la rivière afin de devoir sécher ses vêtements au palais de la princesse Yoseok. Cet incident arrangé marqua le début de leur célèbre histoire d’amour. Aujourd’hui, à la nuit tombée, Woljeonggyo s’illumine entièrement, offrant un reflet symétrique spectaculaire sur l’eau.

L'observatoire Cheomseongdae

L’observatoire Cheomseongdae est le plus ancien observatoire astronomique subsistant en Asie de l’Est. Ce monument unique a été érigé au VIIe siècle sous le règne de la reine Seondeok (632-647). Classé 31e trésor national du pays, il témoigne des connaissances scientifiques avancées de cette lointaine époque. La tour, en forme de bouteille, mesure 9,17 mètres de haut. Sa structure hautement symbolique repose sur une base carrée et intègre des éléments numériques précis liés au calendrier. Elle est constituée de 362 blocs de granit soigneusement taillés, ce qui correspond aux jours de l’année lunaire. Ces pierres sont empilées sur 27 couches circulaires, un chiffre rendant hommage à la reine Seondeok, 27e souveraine de Silla. Au centre se trouve une unique fenêtre carrée. De part et d’autre de cette ouverture, on compte exactement 12 niveaux de pierre, symbolisant les 12 mois de l’année et les 24 divisions solaires indispensables à la planification de l’agriculture. Malgré plus de 1300 ans d’histoire et de violents séismes, la tour n’a jamais vacillé grâce à sa structure ingénieuse remplie de terre et de galets jusqu’au niveau de la fenêtre, ce qui amortit idéalement les chocs. Pour l’utiliser, les astronomes ne grimpaient pas par l’extérieur : ils utilisaient une première échelle pour entrer par la fenêtre centrale, puis une seconde installée à l’intérieur pour atteindre la plateforme supérieure carrée et y lire le mouvement des étoiles.

4 août 2026 : GYEONGJU

Le temple Bulguksa

Le temple Bulguksa, ou « monastère du Pays du Bouddha », est le chef-d’œuvre incontesté de l’art bouddhique en Corée du Sud. Érigé sur les pentes du mont Toham, ce complexe d’une beauté saisissante a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1995. Bien qu’un premier lieu de culte ait été fondé en 528, l’édification du monument grandiose actuel débute en 751 sous le royaume de Silla, sous l’impulsion du premier ministre Kim Dae-seong. En 1592, lors des invasions japonaises de la guerre d’Imjin, tous les bâtiments en bois sont réduits en cendres. Seules les fondations et structures en pierre de l’époque de Silla traversent les siècles. Le site subit plusieurs reconstructions successives, menant à sa restauration archéologique majeure entre 1969 et 1973. Le temple est conçu comme une traduction physique du cosmos bouddhique, un pont entre le monde séculier et l’illumination. On y accède par de magnifiques escaliers en pierre hautement symboliques, le « pont des Nuages bleus » et le « pont des Nuages blancs ». Dans la cour principale trônent deux pagodes célèbres qui se font face, incarnant la dualité : la minimaliste Seokgatap, un modèle d’équilibre géométrique, et la très ornée Dabotap, la « pagode des trésors abondants », représentée sur les pièces de 10 wons coréens. La construction de Bulguksa est liée à une légende touchante. Kim Dae-seong aurait fait bâtir ce temple pour honorer ses parents de sa vie actuelle, tandis qu’il édifia la grotte artificielle de Seokguram, située à proximité, en mémoire de ses parents d’une vie antérieure. Par ailleurs, lors de travaux de rénovation de la pagode Seokgatap en 1966, on y a découvert le Mugujeonggwang Daedaranigyeong, un rouleau de sutra considéré comme l’un des plus anciens textes imprimés au monde.

Le Donggung Palace & l'étang Wolji

Le palais Donggung et l’étang Wolji forment l’un des plus somptueux complexes palatiaux de l’ancien royaume de Silla. Conçu pour éblouir, il sert aujourd’hui de modèle incontournable pour l’étude des jardins royaux traditionnels. Ordonné par le roi Munmu, l’étang artificiel fut creusé en 674. Le palais de Donggung (le « Palais de l’Est ») fut quant à lui achevé en 679 pour servir de résidence officielle au prince héritier. Ce lieu grandiose n’était pas seulement résidentiel : il faisait office de centre politique et de cour de réception pour les banquets d’État majeurs et les diplomates étrangers de haut rang. Après la chute de Silla en 935, les pavillons en bois brûlèrent et le site fut abandonné pendant des siècles avant sa reconstruction partielle entamée dans les années 1970. L’aménagement du jardin répond aux codes de la mythologie taoïste. L’étang de Wolji (« l’étang où se reflète la lune ») abrite trois petits îlots symbolisant les demeures des immortels, bordés au nord-est par douze collines miniatures. L’architecture des pavillons restaurés, surélevés sur des piliers de pierre, offre une perspective unique. Le tracé des rives de l’étang est d’ailleurs une prouesse géométrique : sa forme sinueuse empêche d’en voir la totalité, peu importe l’angle où l’on se trouve, donnant l’illusion d’un océan infini. Devenu sauvage à l’époque de Joseon, le site fut renommé Anapji (« l’étang des oies et des canards sauvages ») par des lettrés ignorant son passé. Ce n’est qu’en 1980, grâce à la découverte d’un fragment de poterie gravé du mot Wolji, que le lieu récupéra son nom royal d’origine. Lors de l’assèchement de l’étang en 1975, les archéologues ont mis au jour plus de 30 000 artefacts d’une valeur inestimable. Parmi eux, des figurines de bouddhas, des bijoux, des feuilles d’or d’influence perse, mais aussi un dé en bois à 14 faces utilisé pour des jeux à boire lors des banquets royaux.

Le Temple Sung-Hyejon

Le sanctuaire de Sunghyejeon est un monument sacré majeur du clan Kim de Gwangsan et de Gyeongju. Niché au cœur du quartier historique de Hwangnam-dong à Gyeongju, juste à côté du célèbre complexe de tombes de Daereungwon, ce site est officiellement classé 256e matériel culturel de la province du Gyeongsang du Nord. Érigé à l’origine sur le site de la forteresse de Wolseong, ce sanctuaire fut initialement construit pour honorer la vertu de Gyeongsun, le tout dernier monarque du royaume de Silla (qui régna jusqu’en 935). En 1592, lors des ravages de la guerre d’Imjin, l’ensemble des bâtiments en bois fut réduit en cendres par les envahisseurs japonais. Face à cette perte, le sanctuaire entama une longue errance géographique : reconstruit à Dongcheon-dong en 1627 sous le nom de Dongcheonmyo, rebaptisé Gyeongsunwangjeon en 1723, il fut finalement transféré à son emplacement actuel en 1794 sous le règne du roi Jeongjo. Le complexe arbore une architecture confucéenne raffinée typique de la fin de la période Joseon. Son bâtiment principal abrite aujourd’hui les tablettes funéraires de trois rois cruciaux de Silla appartenant au clan Kim : Michu : le 13e roi, premier de la lignée des Kim, Munmu : le 30e roi, grand unificateur des Trois Royaumes et Gyeongsun : le 56e et dernier souverain.  Le nom prestigieux de Sunghyejeon lui fut accordé tardivement, en 1887, par un décret officiel de l’empereur Gojong, qui ordonna également un grand plan d’agrandissement des structures. Le roi Michu, honoré ici, est le protagoniste de la plus célèbre légende mystique de Gyeongju. On raconte que lorsque le royaume fut attaqué sous le règne de son successeur, une armée mystérieuse arborant des feuilles de bambou dans les oreilles apparut pour terrasser l’ennemi, avant de disparaître devant la tombe de Michu. Bien que situé à quelques mètres des cafés branchés et très instagrammables de la rue Hwangnidan-gil, Sunghyejeon demeure une oasis de calme absolu. Les voyageurs aiment s’y promener au lever du jour pour admirer ses pavillons traditionnels préservés de la foule.

5 août 2026 : BUSAN

Busan est la deuxième plus grande ville de Corée du Sud et son plus grand port maritime, s’imposant comme un carrefour économique mondial majeur. Historiquement, Busan passe d’un modeste comptoir de pêche à un port de commerce stratégique au XIXe siècle. Pendant la guerre de Corée (1950-1953), elle sert de capitale provisoire et de refuge ultime, échappant à l’occupation nord-coréenne. Cet afflux massif de population a façonné son identité résiliente. Aujourd’hui, cette métropole de près de 3,5 millions d’habitants est un pôle culturel et technologique dynamique. Célèbre pour ses plages urbaines comme Haeundae, son festival international du film (BIFF) et le village de Gamcheon, Busan offre un contraste saisissant entre ses gratte-ciels futuristes et ses temples anciens comme Beomeosa. C’est une cité globale tournée vers l’avenir, alliant puissance logistique et tourisme maritime.

Le centre-ville & le port

Le cœur historique de Busan bat à Nampo-dong. Ancien refuge lors de la guerre de Corée, ce centre-ville effervescent est aujourd’hui le carrefour de la street food, de la mode et de la culture, abritant la célèbre place du festival du film (BIFF). C’est un dédale de contrastes où les boutiques de luxe de Gwangbok-ro jouxtent les étals de Jagalchi, le plus grand marché aux poissons du pays. Le marché voisin de Gukje est né du commerce de troc des réfugiés qui revendaient les marchandises des bases militaires américaines. Adossé au centre-ville, le Port de Busan est le véritable poumon économique de la nation. Ouvert officiellement en 1876, ce géant maritime s’est hissé au rang de 5e port de conteneurs au monde. Pendant la guerre, son quai n°1 devint l’unique cordon ombilical pour acheminer l’aide de l’ONU et accueillir les civils. Il vit aujourd’hui une transformation historique : ses zones industrielles obsolètes se réinventent en éco-quartiers culturels et touristiques tournés vers l’avenir. 

La Busan Tower

Dominant le centre-ville depuis le parc Yongdusan, la Busan Tower (rebaptisée Diamond Tower) culmine à 120 mètres de haut. Inaugurée en 1973, son architecture s’inspire de la silhouette des pagodes bouddhistes et d’un phare. Contrairement à la plupart des grandes tours mondiales, elle n’abrite aucun émetteur radio ou de télécommunication ; elle fut construite exclusivement pour le tourisme et offre une vue panoramique à 360 degrés sur le port et les montagnes.

6 août 2026 : BUSAN

Le quartier de Songdo

Le quartier de Songdo est indissociable de l’histoire du tourisme coréen. En 1913, sous l’occupation japonaise, elle est devenue la toute première plage publique officielle du pays. Très vite, le quartier s’est transformé en une station balnéaire ultra-populaire, attirant les foules grâce à ses eaux calmes. Cependant, dans les années 1970 et 1980, le développement urbain rapide et la pollution ont gravement détérioré le site, entraînant le déclin de sa fréquentation. Il aura fallu un projet massif de revitalisation dans les années 2000 pour que Songdo retrouve sa superbe et redevienne un pôle touristique majeur. Aujourd’hui, le quartier séduit par son alliance unique entre nature et infrastructures modernes. Sa plage de sable fin, longue de 800 mètres, est bordée par une skyline de gratte-ciels résidentiels. L’attraction phare est le Songdo Marine Cable Car (Busan Air Cruise), un téléphérique long de 1,62 km qui survole la mer et offre un panorama spectaculaire sur les falaises côtières et le port de Busan. Au sol, les visiteurs arpentent la Songdo Skywalk, une passerelle courbe au plancher de verre qui donne l’impression de marcher sur l’eau. Le téléphérique actuel, inauguré en 2017, est en fait la renaissance d’une première version construite en 1964 (le premier de Corée au-dessus de la mer), qui avait dû fermer en 1988 à cause de la vétusté.

Gamcheon Cultural Village

Le Gamcheon Culture Village, surnommé le « Machu Picchu de Busan » ou le « Santorin de Corée », est l’un des quartiers les plus emblématiques de Busan. Accroché aux flancs d’une montagne du district de Saha-gu, ce labyrinthe coloré est un chef-d’œuvre de résilience urbaine. L’histoire de Gamcheon est profondément liée à la guerre de Corée (1950-1953). Face à l’avancée des troupes nord-coréennes, Busan est restée l’un des rares refuges du Sud. Des milliers de réfugiés ont afflué et ont construit à la hâte des maisons en rangées sur les collines escarpées. Par la suite, le quartier est devenu le bastion de la religion Taejeonggyo. Pendant des décennies, Gamcheon est resté un bidonville pauvre et marginalisé. Son destin bascule en 2009 grâce au projet « Miroir de Busan », une initiative gouvernementale impliquant artistes et habitants pour transformer ce quartier défavorisé en un pôle culturel par l’art et la couleur. Le village se distingue par ses maisons cubiques peintes de couleurs pastel (bleu, rose, jaune), construites en terrasses de manière à ce qu’aucune maison ne bloque la vue de celle située derrière elle. Ce principe de solidarité visuelle offre un panorama unique. Le quartier est un véritable musée à ciel ouvert : ses ruelles étroites, ses escaliers abrupts et ses impasses sont jalonnés de fresques murales, de sculptures contemporaines et de petites galeries d’art gérées par la communauté locale. La statue la plus célèbre du village représente le Petit Prince de Saint-Exupéry et son renard, assis sur une barrière, contemplant tranquillement le village et le port en contrebas. C’est le spot photo incontournable, où les visiteurs font la queue pendant des heures. L’une des œuvres d’art les plus photographiées est « Le poisson qui nage à travers les ruelles », une grande installation murale composée de dizaines de petits poissons en bois peints, indiquant subtilement le sens de la visite aux touristes. Bien que très touristique, Gamcheon reste un vrai quartier résidentiel habité majoritairement par des personnes âgées. Des panneaux rappellent de ne pas crier et de ne pas photographier l’intérieur des maisons pour préserver leur intimité.

7 août 2026 : BUSAN

Huinnyeoul Cultural Village

Le Huinnyeoul Cultural Village, surnommé le « Santorin de Busan », est un joyau côtier accroché aux falaises de l’île de Yeongdo en Corée du Sud. Né de la douleur de la guerre de Corée (1950-1953), ce village s’est d’abord construit comme un refuge précaire pour les déplacés. Son nom poétique, qui signifie « village des torrents blancs », évoque l’écume blanche des ruisseaux qui se jetaient autrefois du mont Bongraesan vers la mer. En 2011, la municipalité a transformé ce bidonville en une communauté artistique dynamique. Le village se distingue par ses maisons imbriquées aux façades pastel, ses ruelles étroites et ses fresques colorées. Il offre un panorama spectaculaire sur l’océan et le pont Namhangdaegyo. En contrebas, le sentier côtier de Jeoryeong et son tunnel illuminé complètent ce décor de carte postale. Aujourd’hui, bon nombre de ses anciennes maisons de réfugiés abritent des cafés pittoresques.

Le marché de Jagalchi

Le marché de Jagalchi est le plus grand marché de produits de la mer de Corée du Sud et un emblème absolu de la culture locale. Son nom vient de jagal (galet), car le marché est né sur une plage de galets après la libération de la Corée en 1945. Il a pris son essor pendant la guerre de Corée (1950-1953), lorsque les réfugiés ont afflué à Busan. Ce sont les femmes, privées de leurs maris partis au front, qui ont pris les rênes du commerce pour faire vivre leurs familles, jetant les bases du marché moderne. Le marché se divise en deux zones. À l’extérieur, les étals traditionnels s’alignent le long du port. À l’intérieur, un immense bâtiment moderne en forme de mouette abrite des centaines d’aquariums au rez-de-chaussée. L’étage est dédié aux restaurants où l’on cuisine directement le poisson que vous venez d’acheter, garantissant une fraîcheur absolue. Les vendeuses de Jagalchi sont affectueusement appelées les Jagalchi Ajumma. Réputées pour leur franc-parler et leur résilience, elles incarnent l’esprit de Busan.

Le marché de Gukje

Le marché de Gukje, situé au cœur de Busan, est l’un des plus grands et plus anciens marchés traditionnels de Corée du Sud, véritable symbole de résilience. Né en 1945 après la libération de la Corée, il s’est d’abord appelé « marché de la Liberté » où les locaux achetaient les biens laissés par les Japonais. Pendant la guerre de Corée (1950-1953), Busan étant la capitale provisoire, le marché est devenu le point de ralliement des réfugiés. Il a pris le nom de Gukje (« International ») car on y troquait des marchandises de contrebande américaines et des produits importés par le port. Le marché est un labyrinthe de ruelles bondées, organisé en sections thématiques. On y trouve absolument tout : vêtements, articles de maison, électronique et souvenirs. Il est connecté aux marchés de Bupyeong et Kkangtong. Sa section « Food Alley » (Meokja Golmok) est un paradis de street food asiatique.